Communiqué du Collectif des Maires anti pesticides

Convocation au Tribunal de l’Union Européenne le 18 mars à 10h

Les maires ont saisi le tribunal de l'Union européenne contre la prolongation du glyphosate 

Florence Presson et Corinne le Page seront à disposition de la presse à l'issue de l'audience

 

Sceaux, le 10 mars 2026

 

Depuis 2019, c’est près de 150 Maires, qui ont pris des arrêtés anti pesticides, certains sont des maires de communes rurales et d’autres de communes urbaines. Toutes et tous mobilisés pour défendre la santé des citoyennes et citoyens.

Ces arrêtés s’appuyant sur des études scientifiques européennes qui ont mis en évidence leur impacts sur la santé. Ces études scientifiques ont permis de définir la responsabilité de ces pesticides dans de nombreuses maladies professionnelles et elles ont permis de les retirer du marché.

Des arrêtés anti pesticides ont été pris, les tribunaux administratifs, constitutionnels et le conseil d’État les a fait annuler.

L’annulation ne concernait le sujet de la dangerosité ou l’impact sanitaire du glyphosate et des autres pesticides pour la population, mais sur le fait qu'il ne concernait pas les Maires. Se mobiliser pour permettre aux citoyennes et citoyens de préserver leurs santés ne regardait pas les Maires !!

De nombreuses versions de ces arrêtés ont été réalisé. Qu’ils portent sur la nocivité, la pollution de l’air, de l’eau ou de la terre, ils ont tous été annulés malgré la défense commune porté par le cabinet de Corinne Lepage. Etant donné que la gestion des déchets est de la compétence des maires, nous avons rédigé des arrêtés mettant en évidence les déchets laissés en dehors des terrains lors des épandages. Déchets retrouvés le long des trottoirs, des chemins, des cours d’écoles, des jardins publics, des jardins familiaux…

Le résultat a toujours été le même : « ce n’est pas de la responsabilité des Maires », « ce n’est pas de la compétence des Maires ». Et pourtant, ils sont les seuls à s’exprimer, à parler d’une seule voix grâce au Collectif des Maires anti pesticides, dans l’intérêt de toutes et tous.

 

Ils se sont engagés contre le glyphosate et les autres pesticides, parce qu’ils considèrent que la santé des habitants, des travailleurs dans les espaces verts et des agriculteurs les concernait.

 

Ils ont été partiellement entendus puisque 2022, le glyphosate a été interdit dans les espaces privés des communes. En effet, peu de personne sait que jusqu’en 2022, lorsque l’on marchait sur un trottoir le long d’une copropriété, du jardin d’une entreprise ou d’un restaurant nous respirions le glyphosate épandu quelques heures auparavant !

Pour rappel, la loi Labbé avait interdit ces mêmes produits pour l’entretien des espaces communaux depuis 2017 ! Comme quoi les élus locaux sont bien les premiers à se mobiliser.

 

Faute d’être entendu auprès des différents tribunaux, le collectif des Maire anti pesticides a écrit au Président de la République, aux différents ministres, à Madame Von der Leyen, Présidente de la Commission européenne afin de les mobiliser sur l’impact de ses produits sur la santé des habitants.

Cette dernière a répondu qu’effectivement l’impact sur la santé de ses produits ne pouvait être ignoré.

 

Ainsi lorsqu’il a été question du renouvellement de la mise sur le marché du glyphosate, étude à l’appui, le Collectif des Maires anti pesticides est remonté au créneau.


Le 18 mars prochain, pile entre les deux tours des municipales, le Collectif des Maires anti pesticides est convoqué au tribunal de la cour européenne au Luxembourg. Il se retrouvera face aux entreprises productrices du glyphosate, ces dernières considérant que les Maires n’ont pas à s’opposer à ces produits.

 

Messieurs et Mesdames, nous comptons sur la mobilisation des futurs Maires nouvellement élus après le premier tour, et ceux toujours élu de se mobiliser auprès des journalistes locaux afin d’ avoir leur soutien et la plus large communication.

 

Malgré les circonstances et le géant qui se trouve face à nous, il n’est pas envisageable de cesser cette action, nous devons continuer à préserver la santé des habitants, des professionnels et des agriculteurs.

 

Nous ne manquerons pas de vous donner des nouvelles et de vous informer de la suite donnée à ce combat pour l’intérêt général

 

Pour plus d’informations :

Florence Presson, Présidente du Collectif des Maires anti pesticides

06 15 94 63 04 - flopresson@gmail.com